Non! Je ne suis pas workaholic!

On s’était bien moqués de moi lorsque je n’avais pris que trois jours de congés! Eh bah, en cette semaine automnale et froide, je pars en Italie. NA!

J’étais sortie aux environs de 20h après avoir fini les tâches prio number one, nettoyé le bureau, envoyé des mails tout en prenant soin de spammerla boîte mail de ma stagiaire avec des infos plus que jamais précieuses (dont elle en fera bon usage, hein, la giaire-sta? :D). On était sensées dîner japonais à Aiko au Rosenthaler Platz dans une trentaine de minutes et impossible d’arriver avant une heure.

Le bureau se vidait déjà petit-à-petit à dix-sept heures. Même les boss étaient déjà partis avant nous. Il ne restait plus grand chose à faire ou bien, ça ne servait à rien de mettre le turbo un vendredi soir, alors que mon cerveau souffrait déjà du symptôme weekend: incapabilité de parler allemand, capacités Excel devenues nulles, déconcentration totale, tentation accrue d’achat de snacks ou de bières pour les hommes, montée du volume surSpotify ou du Flux FM à gogo, narration d’un grand n’importe quoi avec les autres collègues et une extraordinaire obsession d’aller jouer au babyfoot au lounge.

Bon pour avouer, c’est ce que j’ai parfois en tête durant tout l’après-midi au travail, alors que je savais très bien qu’il fallait que je me dépêche. Me connaissant, je serai la dernière à sortir du bureau.

Je me rappelle quelques mois plus tôt, nous bossions sur un projet qui nous prenait un temps fou à le concrétiser. Variantes tâches fusaient pour s’occuper de plusieurs détails sans importance, mais qui pourraient influencer sur nos futures activités. On nous disait de ne pas trop accorder d’importance, car le temps jouait contre nous et il y a des parties encore plus essentielles qui mériteraient d’être accentuées.

Et à côté de ce projet, il y avait d’autres tâches quotidiennes qui devaient être obligatoirement effectuées et un petit supplément dont la deadline approchait à grand pas. Donc tout ça à faire en 8 heures de journées (je ne compte pas l’heure de pause). Au bout de 8 heures, j’ai encore l’impression d’avoir commencé ma journée, c’est bizarre.

En général, je reste minimum 9h par jour au bureau et ça peut aller jusqu’à 12h, donc il m’est arrivé de partir aux environs de 22h. En y repensant, je me disais que ça serait la dernière fois et que de toute façon, les vacances approchaient bientôt.

Alors que je me sentais prête à partir, j’ai réalisé que j’avais oublié de faire une petite analyse pour une collègue. Ouverture fichier Excel once again, page de recherche sur Google et c’est parti shogun pour une nouvelle heure supp.

Je jette un dernier oeil à ma boîte mail, comme d’habitude, je suis toujours très tentée de les répondre aux premiers abords, mais cette fois-ci, j’ai décidé de les ignorer et les transférer aux personnes dont je fais confiance et activer ma réponse automatique.

Bon bah… Je vais pouvoir cliquer sur Herunterladen ^^! Vacances!